mercredi 28 janvier 2015

Explication du texte de Pascal






          Explication du texte de Pascal       


         Pendant cette séance du 12 novembre 2014 nous avons essayé de traduire le premier texte , celui de Pascal, en langage mathématique. Nous avons illustré le raisonnement de l’auteur en un schéma de Bernoulli mais seulement pour le joueur numéro un. Le succès ici est représenté par la lettre G(gagner la manche) et l’échec est P (c'est-à-dire que le joueur 1 a perdu la partie). N’oublions pas que la mise est de 64 pistoles et que le premier à gagner 3 parties remporte la mise. Nous avons allonger notre schéma jusqu’à 5 manches et étudier les cas présentés dans le texte.
1er cas : Joueur 1 a gagné deux parties et le joueur 2 seulement une. Sur le schéma ça serait GPG ou PGG ou GGP. Si les joueurs continuent les parties, le joueur 1 aura 3 chances sur 4 de gagner le jeu et le joueur 1, 1 chance sur 4 de gagner. Si on partage la mise équitablement, le joueur 1 aura 48 pistoles  et le joueur 2 seulement 16 pistoles.
2ème cas : Le joueur 1 a gagné deux parties et le joueur 2 aucune. D’après le schéma le joueur 1 a 7 chances sur 8 de gagner et le joueur 2, 1 chance sur 8 de gagner. Le partage sera tel que 56 pour le 1er joueur et 8 pour le deuxième joueur.
3ème cas : Le cas où les deux joueurs sont à égalité, 2 à 2. Ils devront donc se partager la mise par 2, 32 pour chaque joueur.
4ème cas : Le cas où le joueur un a gagné une partie et le deuxième aucune, grâce à l’arbre de probabilités on en déduit que le joueur 1 a 11 chances sur 16 de gagner et le joueur 2 a 5 chances sur 16. Le joueur 1 recevra 44 pistoles et le joueur 2, 18.


Schéma de Bernoulli
Schéma des différents cas possibles dans le jeu de Pascal



Explication Du texte De Pacioli et Tartaglia


Explication De la thèse de Pacioli et  Tartaglia

Deux camps jouent à la balle ; chaque manche est de 10 points et il faut 60 points pour gagner le jeu ; la mise totale est de 10 ducats. Il arrive que, pour quelque raison accidentelle, le jeu ne puisse s’achever. On demande ce que touche de la mise totale chacun des deux camps, lorsque l’un a 50 points et l’autre 20 points.
(…)
Les deux camps peuvent faire en tout 110 points (à savoir quand il manque une manche à chacun et que l’un gagne la dernière). Puis considérons quelle partie de ces 110 points ont obtenu chacun des deux camps. Le premier en a obtenu 5/11 et le second 2/11. Par conséquent, ils doivent retirer de la mise totale des parties proportionnelles à ces nombres, dont la somme est égale à 7/11. On les calculera ainsi : 7/11 gagnent 10 ducats ; combien gagnent 5/11 et 2/11 ? On verra que le premier camp aura 7 ducats 1/7 et le second 2 ducats 6/7.

Dans ce texte, Pacioli énonce son idée sur le partage des gains dans le cas où la partie s’arrête avant sa fin. Selon cet auteur, on doit d’abord compter le nombre maximal de manches qui peuvent être jouées si on termine le jeu. De cet ensemble de parties on détermine quel part de ces manches ont été gagnées par le joueur 1 et le joueur 2. Puis le partage de tout les gains se fait de manière proportionnelle au nombre de manches gagnées. L’auteur prend l’exemple d’un jeu dont chaque manche gagnée donne dix points au joueur qui a remporté une manche, et le premier qui a 60 points a gagné. Le nombre total de manches qui peuvent être jouées dans une partie qui serait la plus longue possible est 11. On suppose que 8 manches sont jouées et que le jeu est arrêté : le joueur 1 en a gagné 5 et le joueur 2 a gagné 3 manches. On en déduit que le joueur 1 a obtenu 5/11 des parties et le joueur 2 3/11. Ainsi si la mise est de 20 pièces, on en déduit que 8/11 vaut 20 pièces. Donc de manière proportionnelle on peut en déduire combien gagnera le joueur 1 qui a obtenu 5/8 des parties, c’est-à-dire 12.5 pièces, et le joueur 2 obtiendra 7.5 pièces (qui a obtenu 3/8 des parties)
Cependant on peut émettre une critique quant à ce type de partage. Par exemple dans le cas où le joueur 1 gagne 2 manches et le joueur 2 aucune et que la partie s’arrête. Le joueur 1 va alors remporter toute la mise alors qu’il n’a gagné que 2 manches, ce qui n’est pas équitable car ici le modèle de Pacioli ne prend pas du tout en compte les chances du joueur 2 qu’il aurait de gagner si la partie venait à se poursuivre. C’est la limite de ce raisonnement que reprend le mathématicien Tartaglia dans ce texte :

Sa règle [celle du texte 2] ne me paraît ni bonne, ni belle, parce que s’il arrive qu’un parti ait 10 et l’autre rien, et qu’on procédât selon sa règle, le premier devrait tirer le tout et le second rien ; ce serait tout à fait déraisonnable que, pour 10, il doive tirer le tout.
Il faut voir en premier lieu quelle partie a chacun de tout le jeu ; s’il arrive que l’un ait 10, et l’autre 0, celui qui a 10 aura donc un sixième de tout le jeu ; et je dis par conséquent que dans ce cas, il devra avoir la sixième partie du nombre de ducats misé par chacun ; ainsi, s’ils mettent chacun 22 ducats, il devra avoir la sixième partie des dits ducats, ce qui fera 3 ducats 2/3 qui joints à ses propres 22 ducats feront 25 ducats 2/3, et l’autre camp devra tirer le reste, qui sera 18 ducats 1/3.

Ici Tartaglia propose une autre méthode de partage : on reprend le jeu où une manche gagnée donne 10 points et il faut 60 points pour gagner. Selon Tartaglia, si le joueur 1 a 30 points et le joueur 2 a 10 points alors le joueur 1 va gagner la moitié de la mise (car il a la moitié des points de ceux qu’il devrait avoir pour gagner) et le joueur 2 aura 1/6 de la mise. Puis le reste de la mise sera alors partagé de manière équitable. Tartaglia effectue donc d’abord un partage des gains proportionnels au nombre de parties gagnées par chaque joueur par rapport au nombre de parties qu’ils devraient avoir pour gagner le jeu. Puis le reste de la mise est partagé équitablement entre les deux joueurs.

Roberto Rossellini : Biographie



Roberto Rossellini est un réalisateur italien de cinéma et de télévision, né en 1906, à Rome, où il est mort le3 juin 1977. Rossellini est l’un des réalisateurs les plus importants du cinéma néoréaliste italien, mouvement qui s'est très largement constitué autour de lui et de ses films Rome, ville ouverte (Roma, cittàaperta) en 1945, ou Païsa (Paisà) en1946.









Les films les plus importants :
Rome, ville ouverte
Païsa
Allemagne année zéro
Stromboli
Voyage en Italie













Par ailleurs, il excella aussi dans des films qui présentent la biographie de grands savants et philosophes comme :
Socrate (1970)
Blaise Pascal (1971)
René Descartes (1973)

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