lundi 26 janvier 2015

Le pari de Pascal

Pascal, Le discours de la machine :
Le pari de Pascal
Problème philosophique :
1er alinéa
Rendre raison d’une CREANCE : distinction entre :
-croyance commune : repose/réfère sur l’expérience, nécessite une preuve
-croyance religieuse : Or Dieu n’est pas une réalité appartenant à l’expérience : l’homme peut croire au-delà de  ce que lui donne l’expérience (FOI)
RELIGARE=se relier =>  croire c’est se relier à quelque chose au-delà de nous.
Question : peut-il justifier une telle croyance ? 
Pascal répond oui : il est moins absurde de croire que de ne pas croire.

2ème alinéa :
Logique binaire (=/=logique modale) : Dieu est : V ou F, pas les deux.
Or il n’existe aucun argument rationaliste pour y répondre : raisonnablement, il faudrait s’abstenir de choisir (pour éviter un chaos d’argumentation : la raison seule ne peu trancher).
Néanmoins, dans la réalité, il faut choisir « il faut parier, ce n’est pas volontaire, vous êtes embarqués »: on ne peut hésiter : Pascal exclut d’emblée le sceptique et l’agnostique. Mais comment expliquer cette nécessité ? Tout simplement par notre conscience de mortalité= conscience de notre finitude, d’être un être pour la mort, destiné à mourir : c’est une nécessité existentialiste.

Pourquoi croire ? Dans son texte ,  Pascal tente de répondre  cette question d’un point de vue probabiliste. En effet, nous faisons presque tous un choix, quel choix est-il plus raisonnable de faire ?
Examinons les possibilités : si Dieu n’existe pas, alors j’aurais misé ma vie pour rien, et puisque mon gain sera nul dans tous les cas, il ne faut pas croire.
En revanche, si Dieu existe alors toujours en misant une seule vie, je peux gagner une infinité de bonheur. On peut retranscrire cette idée dans un tableau de probabilité :


Si dieu existe (probabilité finie)
Si dieu n’existe pas (probabilité finie)
Espérance :
Je crois
            +∞
            -1
+∞
Je ne crois pas
            -∞
             1
-∞

Ainsi, aussi faible que soit la probabilité d’existence de Dieu, cette probabilité demeure finie, et donc insignifiante face à l’infinitude du gaine : notre espérance de gain est alors infinie.
Il est donc raisonnable de croire selon Pascal : le Chrétien est un bon joueur.


Néanmoins, ce pari perd tout son sens dès que l’on remet en cause les significations du Paradis et de l’Enfer, puisque les issues ne représenteraient ni perte ni gain pour le joueur.

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